Jeudi 23 septembre 2010
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11:32
Un homme agé, seul dans sa maison avec son chien, s'ennuie. Pour l'épiphanie, il revient des
courses avec une galette et une couronne. A partir de ce moment là, sa vie change. Un nouveau royaume nait et une négociaion avec l'ONU s'engage pour faire reconnaitre ce nouvel
empire.
Dés les 1ère pages, cet album nous fait sourire. Entre rêve et réalité, ce livre raconte la solitude des anciens et
l'individualisme de notre société, comme trame de fond. Mais c'est bien à la naissance d'un empire à laquelle on assiste. Le tout est tissé de liens intergénérationnels entre ces anciens
"abandonnés", de jeunes adultes pris dans l'engrenage de la vie et des enfants cultivés à la télé.
Des thèmes lourds de sens traités avec humour, imagination et légèreté.
Un graphisme original pour une histoire émouvante (au sens où elle va vous déclenchée des émotions de toutes sortes
!)
Par oncle paul
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Publié dans : one shot
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Jeudi 17 juin 2010
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12:09
Billy brouillard est un petit garçon. Il a un chat, mais qui
est mort, et une petite sœur, souffre douleur, à qui Billy adore faire peur en lui racontant des histoires.
Cette histoire pourrait commencer le plus normalement du monde, mais voilà Billy brouillard n'est pas un enfant comme les autres : il a le don
de trouble vue (à moins que ce ne soit simplement sont imagination, qui sait ?) qui lui permet d'explorer un monde entre la vie et la mort, entre le réel et l'imagination.
En vu de nous éclairer (et de raconter des histoires qui font peur à sa petite soeur), il nous livre les secrets de cet entremonde, avec ses
bêtes, ses personnages célèbres (le pere Noël). À la manière de Bernard Werber et son « encyclopédie du savoir relatif et absolu » (dans la trilogie de fourmis), Billy brouillard nous offre son «
encyclopédie curieuse et bizarre de cryptozoologie ». Cet album est un fourre-tout où comptines morbides, articles de journaux loufoques ou très bien documentés (tel celui sur le spiritisme) et
petites histoires se mélangent et s'emmêlent. La frontière entre la vérité et le n'importe quoi est ténue et c'est ce qui fait tout le charme de cet album, à la fois drôle et
terrifiant.
Guillaume Bianco a voulu explorer la peur enfantine de la mort. Nous avons tous eu cette période, après le décès d'un membre de notre famille,
ou tout simplement d'un animal de compagnie, cette fascination pour la mort. On essaye de l'apprivoiser en se racontant des histoires qui font peur, en jouant à celui qui ira le plus loin dans le
cimetière une nuit de pleine lune... L'auteur nous livre ici un éventail de toutes ces peurs et ces fascinations, qui ont donné vie à des contes comme le croque mitaine. Cet album est très bien
fait. Malgré un début un peu poussif où on a du mal à rentrer dans l'histoire, la lecture devient un régal. Tout d'abord le dessin à la plume est attirant. Il fait souvent penser aux univers de
Tim Burton (notamment les noces funèbres, Beetljuice et l'étrange Noël). En plus le livre est plein de petits détails qui rajoutent encore sur la qualité de l'album, comme la numérotation des
pages, les petites histoires hilarantes dans les articles de l'encyclopédie.
Par oncle paul
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Publié dans : one shot
0
Jeudi 18 mars 2010
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19:39
Souvenez vous, le 1er tome... : il racontait l'histoire d'une femme qui fait une pause dans sa vie et descend dans le sud
pour prendre des vacances... (si votre memoire vous fait défaut allez voir cet excellent article !).
Donc nous retrouvons l'histoire là où on l'avait laissé.
Des amis de Lulu discutent autour d'une table de l'aventure de cette dernière.
C'est au tour de sa fille de raconter l'histoire de sa
mère, partie à Bordeaux, ses déboires et ses rencontres. Lulu cherche quelque chose mais elle ne sait pas quoi. Elle espère trouver la réponse dans la rencontre avec
l'autre.
Alors que dans le 1er tome Lulu essayait,
expérimentait, on ne savait pas où elle allait, dans le 2ème elle veut trouver une répons e.
J'ai aimé cette histoire en 2 tomes : suivre cette femme,
son errance, ses rencontres, sentir ses émotions.
Je fus quelque peu déçu par la fin, un happy end trop
parfait, comme il en existe assez peu dans la vraie vie.
Davodeau a l'habitude de
raco nter
ses tranches de vie, elles restent toujours justes, mais là je trouve qu'il en fait trop.
Le dessin quant à lui est devenu plus lisse, plus
maitrisé. Le trait est net et les couleurs sont magnifiques !
Par oncle paul
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Publié dans : KBD
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Jeudi 18 mars 2010
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18:55
bonjour à toi voyageur de la toile perdu... car oui si tu arrives ici c'est que tu t'es perdu, car plus personne ne passe par ici!
Donc oui c'est effectivement un blog destiné à la bd et plus précisement celles que j'ai appréciées. Quoi la poussière? oui bon ca fait longtemps que je suis pas venus par ici mais c'est pas une raison pour être désagréable !
Alors non je ne suis pas mort, j'ai juste eu beaucoup de choses à faires, dont un truc petit, bruyant et fatiguant qui s'appelle Lucile, qui a 4 mois et
pas de dents!
Mais un regain d'activité devrais pas tarder à arriver! D'abord parlons du Kollectifs KBD: un ensemble de bloggueur passionné bd qui font une chronique commune
tous les mois. ca se passe ici
le mois de mars est consacré à Davodeau, avec la lecture commune de Lulu femme nue tome 2
Voila des que j'aurai le temps je mettrai le lien de tous ces gentils bloggueur qui eux ne sont pas des feignasses et écrivent beaucoup plus et beaucoup mieux
que moi...
du coup je vous laisse j'ai une couche à changer et à trés bientot
Arvi
Oncle Paul
Ps: Steph, t'en fais pas je gere Lulu
Par oncle paul
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Mardi 12 janvier 2010
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22:07
Palme d'or au festival d'Angoulême 2009, Winchluss revisite le conte
de Pinnochio à sa manière. Si la trame du récit initial est la même, le scénario est à l'opposer : Gepetto se trouve être un inventeur, qui, au lieu de faire la marionnette que l'on connait, crée
un androïde de combats, qu'il compte bien revendre à l'armée. À partir de là rien ne se passe comme prévu, et l'on suit une espèce d'odyssée de Pinnocchio, destructeur candide, presque innocent.
On retrouve le grillon, conscience de pinnochio dans l'original, est ici un cafard sdf, alcolo et looser, qui squatte dans le crane du robot. Tout au long du récit, des petites histoires se
glissent dans l'histoire ; on ne comprend pas forcement leur lien avec le récit mais chaque petites scénettes prend tout leur sens au fil de la lecture.
Le scénario est bien fait et donne tout liberté pour créer une
satire de notre époque, douce amer ; Winchluss trouve toute les excuses pour brosser un portrait peu reluisant de notre société. Plusieurs thèmes sont abordés : pollution, travail des enfants,
endoctrinement des esprits, fanatisme... Les aventures de Pinnocchio sont totalement muettes (sans bulle), ce qui ne gêne absolument pas la lecture, et cela reste de la bd ( le film muet reste du
cinéma, pour remettre une couche sur l'inépuisable débat qu'il peut y avoir sur ce sujet notamment avec yaneck
)
Par contre, je suis beaucoup moins fan du dessin, mais cela n'engage
que moi ! Je ne peux pas remettre en cause la qualité du dessin, qui nous rappelle les comics américains des années 50, où Winchluss prend des styles différents pour chaque histoire, et qui
montre une certaine maîtrise de la chose mais je trouve le dessin gras et chargé, et ne l'apprécie pas forcement.
En conclusion un album à relire plusieurs fois pour l'apprécier à sa
juste valeur, le scénario faisant oublier le dessin !
Par oncle paul
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Publié dans : KBD
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